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« Amazon ni ici, ni ailleurs » pour le collectif qui se crée autour de Montbert

Un collectif en cours de création rassemble des associations et des habitants du vignoble de Nantes et de Grand-Lieu. Il s’oppose au méga projet d’Amazon à Montbert, au sud de Nantes, pour des raisons sociales, économiques ou éthiques.

Alain Thalineau anime ce collectif en cours de création. Ce collectif dont l’objectif est Amazon ni ici, ni ailleurs, se met en place avec des associations et des habitants autour de Montbert, issus de Clisson Sèvre et Maine Agglo (seize communes) et de la Communauté de communes de Grand-Lieu (neuf communes).

Qui est à l’origine de ce collectif ?

L’initiative est partie du CACB (Collectif pour l’aménagement concerté du Bignon), qui regroupe déjà plusieurs associations.

Dans les deux intercommunalités concernées autour de Montbert, au sud de Nantes, il existe beaucoup d’associations qui agissent contre des projets non respectueux de l’environnement. Il nous est apparu nécessaire de nous unir contre Amazon.

Parmi ces associations, figurent Faites nature d’Aigrefeuille, la Tête dans le sable de Saint-Colomban, Geneston Transition Écologie.

Notre mouvement se structure en association loi 1901. Il fédère aussi des habitants du vignoble de Nantes et de Grand-Lieu. Une réunion est prévue ces jours-ci, pour choisir un nom.

Quel est l’objectif du collectif ?

C’est simple : c’est Amazon, ni ici, ni ailleurs. Le collectif veut se construire avec du débat entre citoyens. Nous voulons fédérer contre le projet de méga-plateforme logistique, à Montbert, autour de trois grandes questions : sociale, économique et éthique.

L’opposition s’articule autour de l’aménagement de la route départementale 137. Celle-ci, déjà très fréquentée, le sera deux fois plus avec Amazon. Cette voie, qui devra accueillir un nombre important de camions, va avoir besoin de gros investissements pour être aménagée. Cela entraînera un grignotage des terres et un changement du paysage. On attend d’autres nuisances, du bruit notamment.

Sur la question de l’emploi, on sait qu’Amazon va robotiser encore plus ses tâches, dans les années à venir. Et cette entreprise propose des emplois précaires. L’argument de l’emploi créé localement est discutable, et ne correspond pas à ce que les habitants souhaitent.

Du côté de la fiscalité, nos élus gestionnaires disent qu’Amazon aura des retombées financières locales. Mais cet argent sera perdu, au vu des investissements que la communauté de communes sera obligée de faire pour l’accueillir.

Et sur le plan éthique, on ne peut pas soutenir Amazon qui s’arrange pour ne pas payer ses impôts en France.

Article Ouest-France du 17 novembre 2020, par Roberte JOURDON.

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